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«Ces bonnes manières n’empêchaient pas ma maîtresse de m’aimer. Il y en a toujours l’un des deux qui aime plus que l’autre ou, du moins, qui aime le premier ; c’était elle ; je le dis aujourd’hui sans vanité, parce que cela le fut. Et parce qu’ensuite ce fut le contraire. Ce chassé-croisé a été mon drame. J’avais du muscle en amour ; comme les Musulmans faisaient leur prière le matin, à midi et le soir, nous faisions les nôtres sur le même rythme, et le chant du muezzin, seul moment où la voix arabe ne soit pas rauque et où monte ce magnifique appel vers un ciel sourd, accompagnait souvent nos terrestres cris. Je m’endormais après cette bonne séance de culture physique ; la chose finie, je n’y pensais plus.» Commentaire d’Oriane (encre bleue) : les rythmes des passions !… Peut-être est-ce là le problème essentiel de l’amour, être en mêmes temps ensembles. Je sais par expérience comment de tels moments sont rares y compris dans l’accomplissement physique. Il est aussi évident que de tels moments ne peuvent pas durer. En dehors, ne reste plus alors que la gymnastique qui, même si elle est agréable, n’est pas un véritable accomplissement.
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